2021 : "Anthropine" Daniel BENKIEWICZ, 2de 6, 2e prix du concours de nouvelles du lycée Louis le Grand ; Perrine, la ballerine, Camille HUA, T6, 3e prix

 

                                                                         Anthropine

Me voilà désormais dans le couloir de la mort. Privée de tous droits et comme un animal traitée ; pour un crime infame me voilà condamnée. Enfermée dans cette sombre cellule, dont les murs sont nus et ternes et de toute chaleur démunis, mon cœur palpite et mes mains tremblent en relatant ici l’histoire de ma misérable vie. Il ne me reste plus que mon sang pour me succéder et pour narrer les atroces infamies que j’aurais commises.

 

Il y avait dans la province indienne du Karnataka, une magnifique cité. Cette cité abritait une civilisation des plus prospères, où ressources primaires, argent et fer, étaient distribués à profusion. Dans cette société égalitaire, les citoyens, s’épanouissaient, laissant transparaitre leur nature bienveillante et généreuse.

Au sein de cette utopie, vivait le philosophe Machimov. Le vieux sage infusait confiance et bonté à tous ceux qu’il côtoyait : son physique révélait une âme profondément honnête et bonne. Théoricien de l’égalité des êtres, il avait défini l’isonomie et la justice comme les principes politiques de la cité, lorsque celle-ci fut fondée ; il y a de cela plusieurs siècles. Faisant parti des plus anciens citoyens, ses théories étaient approuvées et adoptées sans grand débat à l’assemblée citoyenne.

Depuis des décennies, les scientifiques de la cité travaillaient avec acharnement, afin de réaliser leur noble dessein : créer des objets autonomes, qui seraient au service des citoyens, et accompliraient les taches les plus “pénibles” afin de faciliter la vie des habitants.

C'est ainsi que se déchaina la fureur créative des scientifiques ; ils calculaient, théorisaient, assemblaient, livrant bataille à l’Inconnu. Cette guerre engloutissait de précieuses richesses mais l’armée de scientifiques persévérait. Déterminés à vaincre, ils faisaient reculer les frontières de l’Inconnu. Après une guerre décennale cette armée de citoyens parvint finalement à gouter au fruit de son travail acharné : la connaissance. En effet ils avaient finalement réussi à créer un objet dont “l’intelligence” serait suffisante pour soulever des pierres ou pour nettoyer culottes et chemises. Ce bijou de savoir et de technologie, était tout d’abord d’une taille insignifiante mais devait se développer physiquement avant de finalement acquérir force et puissance. Cependant, il fallait inculquer à l’objet les us et coutumes de notre société, afin qu’il ne perturbât pas l’harmonie qui y régnait. Pour qu’il pût également effectuer les tâches auxquels il était destiné, il fallait, de plus, lui enseigner des notions linguistiques, afin qu’il comprît les ordres de ses maîtres.

Malgré le système éducatif prodigieux de la cité, qui garantissait à tous, en quelques jours seulement une culture riche et un esprit des plus agiles, il fallait trouver à la création un précepteur à qui serait confiée son éducation rudimentaire. En effet des caractéristiques physionomiques empêchaient à la créature de bénéficier d’une éducation classique. C’est au sage Machimov, que la noble tâche fut confiée.

Le philosophe accueillit donc la création dans sa demeure et entreprit l’instruction de celle-ci. Machimov enseigna tout d’abord la parole a son nouveau disciple grâce à des exercices, qu’il répétait machinalement. Afin de permettre à la création d’interagir avec son environnement, Machimov choisit de nommer son disciple, qu’il appela Anthropine. Après six longues années, celle-ci pouvait enfin s’exprimer décemment et comprendre les ordres criés.

Cependant, face au développement physique fulgurant d’Anthropine, qui avait déjà presque doublé de volume depuis son arrivée chez son précepteur, ce dernier estima, que sa créature et ses futurs semblables pourraient représenter une menace à la vie de la cité. En effet l’asservissement d’une minorité, qui, au fil du temps serait de plus en plus nombreuse, ne pourrait-il pas mener celle-ci à se soulever ? A exiger des droits semblables à ceux de leurs bourreaux et une reconnaissance sociale ? Ou même à prendre le pouvoir et à asservir leurs maitres ? Afin de parer ces menaces, le philosophe imagina diverses solutions.

Si ces créations représentent une menace à la société, la protéger ne pourrait-il pas se résoudre à ne plus fabriquer ces objets ? Cependant, arrêter leur production contraindrait certains citoyens à continuer à se livrer à de rudes travaux, ce qui rimerait à limiter leur niveau de vie, et donc à perpétuer des inégalités. Afin de vivre dans une société égalitaire, il était donc nécessaire de créer des êtres capables de seconder les citoyens dans les taches les plus rudes.

Or, ces créations représentent un danger pour la cité. C'est pourquoi, Machimov théorisa trois lois, destinées aux semblables d’Anthropine et qui permettent aux citoyens et à leurs créations de vivre en harmonie :

·           Une création ne peut porter atteinte à un citoyen, ni, en restant passif, permettre qu'un citoyen soit exposé au danger ;

·         Une création doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un citoyen, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;

·         Une création doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. 

(Voir Les trois lois de la robotique, Isaac Asimov)

 

Des lors, ces lois fondatrices furent soumises à l'assemblée citoyenne, approuvées et inculquées a Anthropine. Toute transgression de celles-ci, étant une menace pour la cité, devait se traduire par la destruction de l’objet créé.

 

Machimov observa que son chat avait noué jour après jour une relation particulière avec son disciple : il observait une proximité permanente entre l’animal et Anthropine. Un jour, le chat faillit se noyer dans le lac se trouvant devant la demeure du sage. Sans la moindre hésitation, mais sans savoir nager, Anthropine s’y jeta pour sauver la bête. Masimov les rattrapa, et fut par la suite emporté dans un torrent d’idées et de réflexions. Anthropine n’avait pas hésité à se sacrifier pour l’animal. Or, un animal n’étant pas un citoyen, ce n’est donc point la première des règles fondatrices qui lui avait dicté ce comportement. La seule explication qu’il trouva laissa le philosophe ébaubi : le travail des scientifiques avait été si complet et abouti, que, sans qu’ils ne l’anticipassent, Anthropine était en mesure d’éprouver des émotions.

 

Cette révélation hanta le philosophe, et le mena à méditer sur la place sociale destinée à son élève ; peut-on traiter de la sorte un être capable d’émotions ? Est-il juste de réduire en esclavage un être sensible, éprouvant des sentiments aussi purs que l’amour ? Les réflexions du sage le menèrent également à débattre le statut de “citoyen”. Comment définir un citoyen ? En effet, d’après les lois de la cité, tout habitant éprouvant des émotions et doté d’intelligence est citoyen. Cependant cette loi fut bouleversée par Anthropine, car, elle aussi, éprouve des émotions et est doté d’une intelligence, lui permettant même de parler. Cela impliquerait alors, qu'elle est aussi une citoyenne. Or Anthropine a été créée dans le but de servir la cité et ses habitants : elle n’a donc aucun droit et doit, par conséquent, être considérée comme inférieure aux habitants. Cette condition encourageait donc l’asservissement et la réduite à l’esclavage de certains citoyens, par d’autres, ce qui est aux antipodes du principe d’isonomie ; fondement politique de la cité.

Face à ce paradoxe, Machimov considéra pour la première fois Anthropine comme son égale ; une nouvelle relation se mit alors en place entre le philosophe et sa fille : une relation de respect réciproque et de considération mutuelle. C’est ainsi que le sage consacra tout son temps à parfaire l’éducation d’Anthropine, afin de lui fournir l’éveil intellectuel qu’un citoyen mériterait. Il prenait même désormais plaisir à converser avec Anthropine et à vivre à ses côtés.

 

Nonobstant les progrès fulgurants d’Anthropine, aussi bien sur le plan physique qu’intellectuel, il fut bientôt demandé au philosophe de présenter “l’objet” au reste de la cité. Il avait été décidé, qu’il serait organisé, dans la demeure de Machimov un grand salon de conversation où chaque citoyen était convié afin de découvrir l’objet tant convoité qui allait bouleverser leur mode de vie.

Cette nuit-ci, Anthropine fut dépassée par les conversations, les ordres, les insultes et les menaces qui lui étaient adressés. Entre les exercices intellectuels qui lui étaient destinés par les uns et les corvées physiques qui lui étaient soumises par les autres, chaque citoyen attendait de cet “objet” une attention et un service à la hauteur des efforts surhumains des scientifiques. Face à l’impatience et le mécontentement qui laissèrent place à une tornade de rage et de haine, Anthropine fondit en larmes et s’écroula tragiquement.

C’est alors qu’intervint le philosophe, usant de son acerbe rhétorique afin de secourir son disciple, tel un véritable père prenant la défense de son enfant. Comment était-il possible, même dans une société basée sur la justice, d’asservir un être vivant, ayant un intellect aussi développé que celui d’un citoyen et des émotions identiques ? Une apparence physique différente justifiait-elle de tels actes ? Pourquoi n’est-il pas accepté qu’un être créé artificiellement puisse éprouver des émotions ? Malgré ces questions sensées et le respect centenaire qui était voué à ce grand philosophe, l’argumentation de ce dernier fut, pour la première fois, machinalement rejetée par tous les habitants, qui l’accusèrent de privilégier un simple objet à leurs droits de citoyens. Tous rejetaient donc désormais la volonté du sage, d’instaurer une égalité entre les citoyens et leur création, et d’offrir a Anthropine l’isonomie, qui avait été accordée à leurs pères. Les idées du philosophe furent même vues comme un signe de folie et il fut donc jugé comme un danger à la cité. Il fut donc condamné, comme tous les philosophes trop audacieux, à être réduit au silence, dans un centre de reprogrammation.

C’est donc déçu par la société utopique qu’il avait lui-même créée, que Machimov, ayant tant vu et tant entendu, parvint à une conclusion ; il existe un modèle d’exclusion des communautés jugées “différentes”, qui se perpétue et qui peut mener au soulèvement de celles-ci et à la formation d’une nouvelle société, qui est basées sur le mode de vie des communautés, auparavant différentes.

Le sage avait ainsi perdu tout enthousiasme et volonté de vivre, tant la vision de cette société le désolait ; Anthropine avait cependant entrepris de raisonner les esprits et de secourir l’homme qui lui avait accordé tant d’amour et d’attention. Elle éleva sa douce voix et d’une éloquence logique et émouvante, s’adressa aux habitants. Néanmoins elle fut de suite brutalement interrompue. En effet, en s’opposant à la volonté des citoyens de condamner le philosophe ; Anthropine avait transgressé la seconde des lois que Machimov lui-même avait fixées. Les habitants condamnèrent donc à mort la fillette, pour avoir osé protester ; tel que leur dictaient les justes lois de la cité, qui y ont garanti paix et prospérité, des siècles durant.

 

C’est ainsi que me voilà, moi Anthropine, désormais dans le couloir de la mort, attendant mon exécution pour avoir osé protester, pour avoir réclamé justice et défendu ce bon Machimov, qui seul, me voua une considération digne, et qui me sacrifia sa vie. Je serai à tout jamais nullement capable de comprendre la raison pour laquelle, cette assemblée de citoyens ne peut admettre que je sois dotée des mêmes sentiments qu’eux, que je ressente, tout comme eux, amour, injustice et haine. Pourquoi est-il impossible pour cette foule d’êtres de métal, de câble et d’électricité, de considérer comme leurs égaux les êtres de chair et de sang, comme moi ?

 


                                                              Perrine, la ballerine

Pourquoi les rideaux sont-ils toujours en velours rouge ?

Perrine se mord la lèvre. Il faut vraiment qu’elle se pose cette question, là, maintenant, tout de suite. Elle ne peut pas attendre un peu, oh non, elle veut absolument savoir pourquoi les vieux rideaux qui lui cachent la vue sont carmin. Et ce qu’ils doivent être lourds ! Ils se dressent devant elle comme un mur, s’élevant si haut qu’elle ne voit pas où, ni comment, ni même à quoi ils peuvent bien être suspendus. Vorhang elle se dit. C’est bien le moment de se rappeler de leur traduction allemande. « Accrochés devant ».

Clic clic clic clic …. Clac.

Et les fameux rideaux se repoussent comme deux électrons, glissent sur le parquet, et disparaissent si loin que Perrine ne peut plus les apercevoir dans son champ de vision périphérique. Vite ! il faut qu’elle garde sa prestance, qu’elle remonte un peu son menton, qu’elle tende un peu plus sa jambe gauche. L’écran de velours écarlate sur lequel son regard s’échouait s’est soudainement fragmenté, laissant place à une multitude de petites taches du même feutre. Des rangées de sièges rouges et dorés, parfaitement identiques, alignés, et tous vides.

Ou presque. Sur chaque chaise se trouve une pomme de terre.

C’est ce que Perrine s’imagine. On lui a toujours dit d’imaginer le public en pomme de terre, pour faire passer le trac. Elle préfèrerait simplement être assez forte, et suffisamment maîtresse de ses émotions plutôt que de recourir à cette technique ridicule. Mais Perrine n’a pas assez d’énergie pour continuer à perdurer l’illusion : sa concentration ne peut et ne doit pas se perdre dans ce qui est futile. Les pommes de terre se métamorphosent bien assez vite en un public relativement humain.

Les premières notes du hautbois familier ondulent lentement dans l’air sec de l’opéra. Telles des vaguelettes calmes qu’une goutte délicate fait naître dans une flaque, elles bercent Perrine, qui s’enivre de ce timbre de bois. La fameuse mélodie de Tchaïkovski semble lui donner vie, elle qui n’était qu’une ballerine en porcelaine, figée, les bras suspendus au-dessus de sa tête couronnée de plumes blanches.

Cric… clic… clac …crac…

Et soudainement, ses membres se mouvent au rythme des décors qui volent subrepticement dans son dos. Les engrenages ont besoin d’être huilés se dit Perrine. Mais elle en est certaine, le public, lui, n’a d’ouïe que pour l’orchestre symphonique. Personne, sauf elle, ne fera attention à ce claquement métallique plutôt déplaisant. Comment un opéra aussi raffiné pouvait-il faire ce genre d’erreur ? Quelle négligence ! N’importe quel technicien aurait pu vérifier que les poulies et autres bidules de machiniste fonctionnaient parfaitement lors de la répétition générale.

Mais Perrine fait un effort de concentration, ce n’est pas le moment de divaguer. Elle doit absolument exécuter sa danse à la perfection.

Les ondelettes du hautbois bien seul laissent rapidement place aux grandes vagues brûlantes de l’orchestre symphonique, qui ne manquent pas d’emporter Perrine dans sa passion fiévreuse. Les piqués discrets se métamorphosent en des grands jetés, les arabesques et attitudes se chargent d’émotion, la tulle et les plumes blanches virevoltent encore et encore…

Tourne tourne Perrine la ballerine,

Les pirouettes s’enchaînent, les sauts de chats martèlent le parquet, en cadence avec les timbales graves. La jeune danseuse ne voit plus le public au regard insistant. Elle ne voit que sa propre danse. Elle ne voit que son image, dans le miroir de la salle de répétitions. Elle ne voit que ses mouvements qu’elle maîtrise parfaitement. Ils sont le fruit de dix heures d’efforts journalières. Sa persévérance, sa diligence, et sa volonté lui ont finalement permis de danser sous la fresque de Marc Chagall. Perrine était heureuse. Elle préférait, certes, la fresque de Jules Eugène Lenepveu, mais marquer la scène de l’opéra de ses chaussons colophanés était la seule chose qui comptait à ses yeux.

Clic cric clac crac… Crac… Crac…

Son corps se meut dans une fluidité impressionnante. Perrine fend l’air de ses bras, tandis qu’elle effectue une sissonne, aussi légère que sa tulle immaculée. Chacun de ses membres exécute la chorégraphie dans une telle précision qu’on pourrait croire que son être est entièrement guidé par la musique, telle un petit rat se mouvant machinalement au gré de la mélodie du Joueur de flûte.

Et tourne tourne Perrine la ballerine,

Mais le parquet était-il toujours aussi instable ? Perrine serre les dents. Elle doit sourire. Absolument. Mais sa cheville lui fait si mal ! Pourquoi une douleur si soudaine ? Elle, qui a l’habitude de d’enserrer ses pieds dans ses chaussons blancs ; elle, qui a l’habitude de tendre les jambes, et de supporter le poids de son corps sur la pointe des pieds. Ses muscles se rigidifient. Perrine le sent. Si elle ne fait pas preuve d’un peu plus de souplesse, elle ressemblera à un vieil automate disgracieux. Quand s’est-elle blessée ? Comment ? Pourquoi à un moment si crucial ?

Trop tard. Perrine doit poursuivre. Et elle enchaîne des pirouettes fouettées avec un sourire pénible. Mais ses bras ne sont plus gracieux, ses jambes ne sont plus légères. Sa danse n’est plus harmonieuse. Elle n’est plus une étoile, qui brille élégamment. Non, son éclat s’est éteint, sans passer par la case « supernova ». Perrine ressemble à présent à une poupée en porcelaine articulée, dont le marionnettiste serait fatigué. Ses doigts, ses poignets, ses coudes, se plient difficilement, comme s’il y avait un joint en caoutchouc à la jonction de ses os, contraignant ses membres à une danse saccadée.

Crac crac crac.

Ses hanches, ses genoux, ses chevilles se brisent une centaine de fois successives, créant une illusion de mouvement continu. Le regard vide, affublée d’un sourire factice, Perrine ne veut plus penser à rien. Elle le sait. Si elle tente de se reprendre, elle ne supportera pas le flot de regards critiques, de chuchotements inaudibles et sa propre déception. Cette vague de jugements la noiera. Ses poumons se rempliront de cette eau noire de critiques, d’amertume, de chagrin, de colère, et l’anxiété raidira ses muscles. Elle paraîtra encore plus pathétique et démunie. Perrine poursuit ainsi machinalement ses fouettés sans aucune émotion.

Tourne tourne Perrine la ballerine, encore et encore sur le lac des cygnes.

Elle ne compte plus le nombre de fouettés qu’elle a déjà effectué. Trente-deux ? Peut-être aurait-elle dû interpréter le cygne noir ?

Clic clac crac crac cric crac crac…. Crac…

Les timbales retentissent. La montée chromatique progresse et la tension s’accumule. L’orchestre atteint l’apothéose : le point culminant du ballet, le plus dramatique, le plus majestueux, celui qui fait naître un frisson pétrifiant face à la beauté monumentale de ce chef d’œuvre artistique.

La fin est proche.

Tourne tourne tourne…

CRAC !

 

La manivelle en acajou s’est cassée.

Aubin, les yeux écarquillés, regarde sa bêtise : la manivelle dans sa main droite, la vieille boîte à musique de Grand-mère posée sur la table, et Perrine figée dans un fouetté.

 




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